Né en 1963 à Lyon, Olivier Massebeuf rentre aux Beaux-arts de Paris en 1982. Après y avoir passé un an, il décide de s’orienter vers des études d’anglais et part pour Londres où il restera un an. À son retour, il prend un statut d’indépendant et travaille l’illustration de science-fiction au sein d’un magazine de jeux de rôles. En 1991, il renoue avec l’anglais puisqu’il devient professeur. Depuis, il mène cette activité conjointement à sa pratique artistique, car il n’a jamais cessé de peindre. En 2004, il expose à Montreuil sous la houlette d’Amnesty International et rencontre, en 2005, un galeriste londonien, James Corless , avec lequel il travaille depuis une dizaine d’années.
La peinture d’Olivier Massebeuf est exclusivement figurative, réaliste et résolument tournée vers le nu et le portrait. Son goût prononcé pour les nuances de gris et l’absence d’arrière-plan, place les sujets de ses toiles au centre de l’attention, dans un rapport brut et direct aux spectateurs. La finesse et la précision de ses traits sont les vecteurs d’une multitude d’émotions, offertes par son approche du mouvement.
Très tôt, l’artiste est fasciné par le travail de certains dessinateurs de Bande Dessinée comme Tardi et son utilisation de la couleur qui influencera ses propres œuvres. On pourrait voir dans la peinture d’Olivier Massebeuf des similitudes avec celle de Francis Bacon ou de Lucian Freud. Le minimalisme de ses fonds, son utilisation précise de la couleur, et le mouvement qu’il insuffle aux corps qu’il peint ne sont pas sans rappeler certaines œuvres de ces grands maitres de l’art moderne, exception faite, peut-être, de la violence et de la brutalité qui caractérise le travail de ses prédécesseurs. Sa peinture n’est pas celle d’un artiste « torturé », elle célèbre et représente l’Homme.
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Photo : DR









