Dans une lettre adressée au Conseil national des infirmières en pratique avancée (CNP IPA) et à ses membres (Unipa, Anfipa, Cosipa, Inter Aripa), Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, s’engage à « relancer les travaux pour permettre d’accroitre le déploiement des IPA, en ville notamment » .
Concrètement cette relance va porter :
- sur la simplification du parcours des patients : les IPA seront habilités à établir les certicats de santé nécessaires à la constitution des dossier MDPH, afin de fluidifier les démarches des usagers.
- sur la mise en oeuvre effective de l’accès direct des IPA en communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Un décret permettra à tout IPA ayant adhéré à une CPTS, dans les départements concernés par cette expérimentation (Mayotte, Martinique, Loiret, Hérault, Val-d’Oise et Yonne) de prendre en charge directement les patients.
- sur le renforcement de la continuité des soins : les conditions de réalisation des tests rapide d’orientation diagnostique seront simplifiées en supprimant les obligations de formation redondantes avec le cursus initial des IPA
- sur l’évolution d’une approche des prises en charge basée sur une liste de pathologies vers une logique de vertu populationnelle. En attendant, la sclérose en plaque devrait rapidement figurée dans la liste des pathologies chroniques stabilisées du champ des maladies neurodégénératives
- sur la prescription et notamment l’évolution réglementaire
La Ministre conclue son courrier en annonçant la création d’un comité de suivi de ces mesures spécifique aux IPA piloté par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et réaffirme son soutien pour ancrer et développer le méttier d’IPA au services des patients et des territoires.
Pour le syndicat Unipa qui salue la dynamique engagée par le Ministère de la santé, « Ce courrier marque une étape importante. Il traduit une volonté politique attendue par la profession : répondre aux besoins de la population, notamment en matière d’accès aux soins, consolider notre modèle d’exercice, sécuriser notre cadre d’intervention et permettre un déploiement cohérent sur l’ensemble du territoire. »











