Certains passages à l’acte peuvent s’appréhender comme autant de conduites silencieuses, répétitives et socialement tolérées, qui visent avant tout à se dissocier de soi et à produire du vide. Ce processus conduit à l’effacement ordinaire du sujet.
Comprendre le passage à l’acte aujourd’hui nécessite de le replacer dans un contexte anthropologique profondément transformé. Les mutations contemporaines (crises systémiques, dérégulation du lien social, fragilisation des cadres de transmission et développement massif des technologies numériques) modifient en profondeur la manière dont les sujets se rapportent à eux-mêmes, aux autres et à leur propre souffrance psychique. Ces transformations ne produisent pas seulement de nouveaux symptômes ; elles engendrent également de nouvelles formes de régulation psychique, parmi lesquelles certaines modalités de passage à l’acte occupent une place centrale.
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