Initié par la Maison des adolescents de Côte d’Or et de leurs parents (MDAP21), le projet Étu’Bien s’inscrit dans une démarche de prévention primaire à destination d’étudiants confrontés à des difficultés diverses au moment de leur arrivée dans les études supérieures et/ou dans leur vie de jeunes adultes.
L’équipe d’Étu’Bien, des étudiants relais, au service du bien être de leurs pairs ! C’est ainsi que la Maison des adolescents de Côte d’Or, située à Dijon, décrit le principe du dispositif mis en place dans le département depuis février 2022, à l’initiative de Karyn Alapetite, psychologue et coordinatrice du projet.
Chaque étudiant relais, a pour mission, tout au long de l’année universitaire, d’aller au contact de ses pairs, de vérifier comment ça va et de se présenter, un peu sur le principe du secourisme en santé mentale. Sa position de « pair aidant »* facilite à la fois le premier contact comme la mise en lien. Il propose un échange bienveillant et sans jugement dont l’objectif est d’identifier les premières difficultés (s’il y en a). L’étudiant relais, qui est formé et rémunéré, possède une bonne connaissance des dispositifs d’aide, des services existants (administratif, soin, associations…) au sein du campus et à Dijon et est ainsi à même d’orienter ses pairs, lorsqu’il identifie des difficultés.
« Après le confinement en 2021, on a vu beaucoup d’étudiants frapper à la porte de la Maison des ados », explique Karyn Alapetite, qui a eu l’idée de ce dispositif. « C’était nouveau, et on s’est rendu compte qu’ils n’étaient pas, ou très peu, informés et peu enclins à demander de l’aide. C’était le moment de mettre en place ce dispositif d’étudiants relais pour proposer une aide directe à ces jeunes sur le campus » . Avec l’aval du président de l’Université de Bourgogne-Europe (UBE), Karyn Alapetite travaille avec Maxence Roulliat, étudiant en médecine et vice-président à la vie étudiante, pour mettre en oeuvre le projet. Elle recrute et forme 8 étudiants : « C’est un vrai job étudiant avec un contrat de vacation de 5h de travail par semaine, à l’Université ou dans les écoles privées », confie-t-elle.
Les étudiants de première année particulièrement vulnérables
Premières cibles du dispositif : les étudiants de première année (qui quittent leur ville d’origine, se sentent souvent isolés, ou rentrent parfois aussi dans des conduites à risque). « Les étudiants relais, en assurant une présence continue au campus, effectuent un gros travail d’aller vers. Il arrive qu’ils accompagnent physiquement les jeunes pour les aider à effectuer des démarches qui leur semblent compliquées ». Cette année, la Maison des adolescents a aussi formés les étudiants du dispositif à des outils de gestion du stress, ce qui leur permet de proposer des ateliers à leurs pairs. Depuis 2022, le projet Étu’Bien s’est étoffé, avec l’aide financière de l’Agence régionale de santé (ARS) et de la Fondation des Hôpitaux, passant de 8 à 13 étudiants, et intégrant de nouvelles écoles (l’Ecole des beaux-arts de Dijon ou encore l’école de kinésithérapie).
*Le terme de « pairs-aidants » désigne des personnes confrontées à des situations particulières de vie (troubles psychiques, parcours de migration, sans-abrisme) associées à un vécu douloureux et souvent stigmatisées socialement, et qui participent aux interventions sanitaires et sociales (soins, accompagnement, mise en place d’interventions, formation des professionnels…) en se fondant sur ce savoir expérientiel. Il s’agit d’une intervention bénévole ou d’un
poste salarié.
Pour en savoir plus :
- Le dispositif Étu’Bien.









