Le ministère de la Santé précise dans un communiqué les orientations retenues dans le cadre de la campagne tarifaire et budgétaire 2026 des établissements de santé. Il évoque une « stabilité » des tarifs en MCO et SMR. La pédopsychiatrie et les urgences psychiatriques figurent parmi les priorités affichées.
Selon un communiqué publié le 26 décembre par le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, l’Objectif national de dépenses d’assurance-maladie consacré aux établissements de santé traduit « une progression des ressources de l’assurance maladie de +3,6 milliards d’euros, soit une évolution de 3,3% par rapport à 2025 ». Rappelant le « réhaussement spécifique » de 850 millions d’euros adoptée au Parlement mi-décembre en faveur de ces structures, le ministère précise qu’il vise à « garantir la stabilité des tarifs hospitaliers pour les activités de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) et de soins médicaux et de réadaptation (SMR) en 2026 ».
« Le coefficient prudentiel appliqué aux tarifs hospitaliers est également stabilisé, dans un contexte où l’activité hospitalière demeure particulièrement dynamique. Cette évolution tarifaire s’appliquera de manière identique à l’ensemble des établissements, qu’ils relèvent du secteur public ou du secteur privé », est-il également précisé.
Par ailleurs, « la campagne budgétaire 2026 poursuit également le renforcement de la prise en charge en santé mentale à l’aune de la prolongation de la Grande Cause Nationale en 2026, avec :
- 35 millions d’euros de mesures ciblées dédiées à la pédopsychiatrie ;
- 10 millions d’euros consacrés au renforcement de la prise en charge des urgences psychiatriques.
De leur côté, les fédérations hospitalières dénoncent des « arbitrages paradoxaux », qui reviennent, « sans l’assumer, à imposer un plan d’économies massif. »
• Voir le communiqué du Ministère en ligne. Voir le communiqué Inter Fédérations sur le site de la Fédération hospitalière de France (FHF)









