N° 303 - Décembre 2025

Deuil périnatal et photographie post-mortem

Auteur(s) : Estelle COTTE RAFFOUR, InfirmièreNbre de pages : 6
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Photographier le nouveau-né décédé contribue à soutenir les familles dans l’épreuve. Aujourd’hui recommandée mais peu connue, cette pratique permet notamment d’inscrire le tout-petit dans la mémoire familiale.

Image © Souvenange

Le deuil périnatal concerne la perte d’un enfant au cours de la grossesse ou dans les sept premiers jours de vie. La grossesse s’arrête parfois naturellement et on parle alors de « fausse couche » ou de mort fœtale in utero (MFIU), selon l’âge gestationnel. Lorsque des pathologies graves sont détectées, une interruption médicale de grossesse (IMG) peut aussi être décidée.
Dans ces deuils bien particuliers, la photographie, pratique à la fois technique et artistique, peut être mobilisée pour accompagner les personnes au cours du travail de deuil. Cet article propose un aperçu historique de la représentation des tout-petits décédés, un état des lieux des usages contemporains de la photographie post-mortem en périnatalité et un point sur les effets de ces images sur la santé mentale des parents. Précisons que l’embryon (ainsi nommé jusqu’à la huitième semaine de grossesse), puis le fœtus sont désignés ici par le terme « tout-petit » par respect pour l’investissement affectif des familles…

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