A l’occasion d’une conférence de presse sur la rentrée étudiante, Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a notamment rappelé les grandes évolutions de plusieurs filières en santé : augmentation du nombre de places en 2e et 3e années du premier cycle d’études en médecine, création de la 4e année de spécialité de médecine générale, formation des infirmiers en pratique avancée…
Le 8 septembre, en conférence de presse, Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté les grands enjeux de cette rentrée universitaire, « dans la continuité » de la précédente. Elle a ainsi fait le point sur les accompagnements à la vie quotidienne des étudiants (bourses, aide au logement, égalité des chances…) et à l’orientation (bilan et perspectives de Parcoursup). Par ailleurs, elle a pointé son engagement pour les évolutions des filières de santé qui doivent « mieux répondre aux attentes de la société et des professionnels de santé ».
• Pour cette rentrée 2023, les capacités d’accueil en deuxième ou troisième année du 1er cycle des études de santé représentent près de 17 000 places. Par rapport au dernier numerus clausus avant la réforme de l’accès au 1er cycle des formations de santé, cela correspond à une augmentation de 14 % du nombre de places en médecine, de près de 8 % en pharmacie, d’un peu plus de 14 % en odontologie et de 7 % en maïeutique. Cela traduit un effort significatif du ministère et des établissements pour répondre aux besoins en professionnels de santé. Cependant on note un recul de l’attractivité de certaines filières (pharmacie et maïeutique) auprès des étudiants.
• Concernant le 2e cycle de médecine, à l’issue des épreuves classantes nationales, le nombre de postes à ouvrir est de 9 429, soit une augmentation de 404 postes (+ 4,5 % par rapport à 2022). Le Gouvernement a augmenté de façon significative le nombre de postes pour les soins critiques (médecine intensive réanimation, anesthésie réanimation) et pour la médecine générale.
• L’universitarisation des formations paramédicales est passée, au cours des six dernières années, dans une phase de réalisation concrète, par la création des infirmiers de pratiques avancées, l’expérimentation de formations communes aux formations médicales et paramédicales, la reconnaissance au grade master du diplôme d’État de massokinésithérapeute, la création de trois nouvelles sections du Conseil national des universités (CNU) et de postes d’enseignants-chercheurs. Deux autres actions sont d’ores et déjà engagées : la réingénierie et l’universitarisation de la formation des infirmiers spécialisés de bloc opératoire (IBODE) depuis le mois de mars 2022, ainsi que celles des formations de techniciens de laboratoire médical, de diététiciens et de préparateurs en pharmacie.
Depuis la création du diplôme d’IPA, 30 universités ont été accréditées à le délivrer. Sur la période 2019-2022, 1 265 infirmiers en pratique avancée ont ainsi été diplômés. Au total, toutes mentions confondues et niveau confondu, on compte aujourd’hui près de 1 500 effectifs infirmiers étudiants en pratique avancée.
• Par ailleurs, le ministère rappelle que la nouvelle maquette de formation intégrant la 4e année d’internat en médecine générale entre en vigueur, les premiers étudiants entreront en 4e année de formation à la rentrée universitaire 2026-2027.
• Voir le dossier de presse du ministère : Rentrée universitaire 2023, en pdf.