Pour accompagner l’effort inédit des équipes de recherche françaises, le ministère des Solidarités et de la Santé soutient la recherche appliquée en santé en la finançant largement à travers des appels à projets et en mettant en place des procédures accélérées d’autorisation. 45 nouveaux projets de recherche d’intérêt majeur viennent d'obtenir un financement
Le 25 mars dernier, une première vague de sélection a donné lieu au financement en urgence de 11 projets de recherche appliquée sur le COVID-19. Face aux nombreuses questions de santé soulevées par ce virus, le ministère des Solidarités et de la Santé a lancé une deuxième vague de sélection. Sur l’ensemble des 141 projets examinés en seconde vague, le jury a identifié 45 projets de recherche d’intérêt majeur pour un financement par le ministère des Solidarités et de la Santé.
Parmi ces 45 projets, la majorité sont de nouveaux projets de recherche appliquée en santé d’intérêt immédiat tandis que d’autres sont des projets permettant d’obtenir des données importantes pour la gestion de la phase post-aigüe de la crise. Ces nouveaux projets de recherche couvrent à la fois la médecine en établissements (établissements de santé ou établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, EHPAD) et la médecine de ville. Ils s’attachent notamment à la mise en place de nouveaux traitements mais aussi au suivi de populations spécifiques souffrant de maladies chroniques ou dans des situations précaires, à l’étude de nouvelles organisations des soins ou encore au suivi de l’évolution de l’épidémie.
Une nouvelle enveloppe d’autorisations d’engagement à haute maximale de 22 millions d’euros vient ainsi abonder l’enveloppe initiale de 9 millions d’euros, avec un financement sous conditions de suivi. En effet compte-tenu de l’évolution rapide des connaissances, le ministère des Solidarités et de la Santé sera attentif dans la politique de financement au déroulement effectif de ces projets de recherche et au respect des recommandations des autorités sanitaires. Par ailleurs, un travail de rapprochement de certains projets similaires est attendu. Ces recherches revêtent un enjeu national et même international qui force à la collaboration. Cela a été souligné par le jury.
« L’effort des équipes de soins et de recherche depuis le début de la crise est remarquable. Il faut aussi saluer les Français qui ont déjà contribué à la recherche sur le COVID-19 en acceptant de participer aux études. Toutes ces études sont menées dans le respect de l’éthique et de la sécurité des personnes. Les patients Français sont encouragés à continuer de prendre part à cette dynamique si une étude leur est proposée. Ces travaux sont indispensables à la compréhension de la maladie, à sa prévention et à sa prise en charge. » Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé
Signalons parmi les 45 projets retenus :
– HARD-19 (porteur : Wissam EL-HAGE) Efficacité de la thérapie EMDR comparée aux soins habituels sur les symptômes de dépression, stress, burnout, et impact psychologique à long-terme chez les personnels de santé exposés à la nouvelle maladie à Coronavirus 2019: un essai randomisé contrôlé inclus dans une étude de cohorte (HARD – Health cAre woRkers coviD-19)
– COV-MUM (porteur : Jean-Marie JOUANNIC) Impact émotionnel lié à la séparation des patientes accouchées dans la période de confinement COVID-19
– VieCovid2020 (porteur Bruno MILLET) : Vivre avec Covid : un essai contrôlé randomisé de VieCovid2020, une application smartphone de collecte de données en temps réel, d'aide à l'évaluation et à la réduction des impacts psychologiques du SARS-Cov-2
– PsyCOVID19 (porteur : Jean Pierre QUENOT) Dispositif d’aide psychologique pour les soignants de réanimation face à la pandémie du COVID-19 : adéquation entre soutien et impact psychologique de la crise et post-crise
– IRIS (porteur : Laurent BOYER) Impact de la pandémie Covid19 sur l’organisation des soins en France