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L'homme qui se prenait pour Napoléon


Auteur(s) : Laure Murat

A travers l’analyse d’un siècle d’archives, l’auteur examine les relations entre délire et politique.

Le vendredi 18 août 2017, Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, déclarait sur RTL qu’il voulait mobiliser les hôpitaux psychiatriques et les psychiatres libéraux afin d’améliorer la lutte contre le terrorisme et permettre aux services de renseignement d’intervenir plus tôt en détectant les assaillants potentiels. « Donc, nous sommes en train de  travailler avec ma collègue ministre de la Santé pour essayer de repérer l’ensemble de ces profils qui demain peuvent passer à l’acte ». L’idée serait de mettre en place des protocoles prévoyant un « échange » avec les praticiens qui côtoient les gens ayant « des délires autour de la  radicalisation islamique ». Cette déclaration a suscité de nombreuses réactions négatives de la part de psychiatres et de soignants qui refusent d’être des auxiliaires de police et estiment qu’une telle attitude serait préjudiciable à la qualité d’une alliance thérapeutique déjà difficile à obtenir avec des patients persécutés. On ne peut que souscrire à une telle attitude.

La déclaration du ministre de l’intérieur m’a surtout remis en mémoire L’homme qui se prenait pour Napoléon, l’ouvrage publié par Laure Murat en 2011…

(…) Une lecture de D. Friard. Téléchargez l'article complet en PDF

  • L'homme qui se prenait pour napoléon. Laure Murat, Gallimard, 2011.


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L'homme qui se prenait pour Napoléon

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