La revue

Yvon Taillandier

Né à Paris en 1926, Yvon Tallandier expose ses premiers portraits dès l’âge de 16 ans. À partir des années 1950, tout en continuant
à peindre, il partage son temps entre différentes activités de critique d’art : il publie plusieurs ouvrages sur des peintres ou des mouvements, est secrétaire du Salon de mai jusqu’en 1991 et collabore à Connaissance des arts.
Au gré de son oeuvre foisonnante, Yvon Taillandier a créé un monde imaginaire fourmillant, loufoque, avec des thèmes récurrents et tout un « lexique » (qu’il décline dans son dernier livre, Taillandier). D’un tableau à l’autre, les formes se transforment, se renouvellent, l’homme est souvent couplé à des machines qui le prolongent. Ces curieux personnages possèdent une certaine intemporalité. « Il peint comme on écrit, c’est-à-dire d’une façon linéaire. Le contour donne à ses formes une très forte intensité visuelle et une grande présence dans l’espace du tableau, souvent surchargé », écrit Dominique Stal. Relisant son propre parcours, Yvon Taillandier commente : « Je n’aime pas la mémoire rigoureuse, j’apprécie les vagabondages instructifs et révélateurs de la mémoire errante, libre et spontanée. (…) Des associations d’idées, des rapprochements d’images se font (…) qui témoignent de la permanence, du progrès ou du dépérissement d’un contenu intellectuel ou sentimental. Les supposés insuffisances de la mémoire permettent de vivre plusieurs vies. Elles donnent paradoxalement le sentiment d’une richesse mentale sécurisante ; elles permettent d’accumuler des matériaux pour l’édification de solides bâtiments imaginaires. »

  • En savoir plus :

- Un livre : Taillandier par Yvon Taillandier, Paris, Editions Cercle d’art, 2006.
- Un site : www.yvon-taillandier.com


< Guy Rémy Vandenbulcke
Miquel Wert >