La revue

Stéphanie Kristofic

Née en 1976, Stéphanie Kristofic a fait un petit détour par la sociologie et l’ethnologie avant d’entrer aux Beaux-Arts de Dijon. Ce travail passé a certainement nourri son regard sur le corps et son langage.
Pour saisir ces « mots de corps » et restituer ses expressions, Stéphanie Kristofic organise des performances avec des danseurs, acteurs, musiciens, acrobates, judokas, mimes… « J’utilise la performance comme un catalyseur, un instant de prise de parole du corps, dense et surprenant, qui me permet d’emmagasiner des choses que je restitue ensuite dans mon travail plastique. Chaque invité transmet, librement et en improvisation, ce que j’appelle son “humanité intime”. Je tente alors de capter ce langage de corps et de le traduire sous forme plastique, parfois via mon propre corps, tantôt par la peinture, les impressions corporelles… »
Stéphanie Kristofic décline ses performances en installations parfois multimédias, combinant la photo et la vidéo, ou à travers la peinture, cherchant au maximum à immerger le spectateur dans un univers vibrant et universellement perceptible.
Corps fluides et touchants, la série de photos intitulée Portraits émotionnels, qui accompagne ce numéro, fait partie de cette démarche. Ces silhouettes découpées, en noir et blanc, entre ombre et lumière, évoluent avec grâce, légèreté, laissant des traces subtiles, souvent énigmatiques, toujours émouvantes et vibrantes. « Mon travail met en scène le langage du corps comme vecteur d’une humanité universelle. A contrario des tendances pessimistes actuelles, je me centre sur l’étincelle de vie qui fait de l’homme un être sensible, unique et mystérieux. »

  • Lire et découvrir dans Santé mentale n°168 (mai 2012)
  • Un projet photographique pour améliorer les conditions de vie des enfants atteints de cancer, à suivre sur Facebook : L’enfance de l’art.
  • En savoir plus sur le site de l’artiste.


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