La revue

Léo Galamez

À 34 ans, Léo Galamez, depuis peu peintre à plein temps, est également psychiatre.?Même s’il n’exerce plus aujourd’hui, sa formation scientifique resurgit en partie dans ses toiles. « L’approche physiologique des cellules m’a beaucoup troublé dans leur complexité individuelle et leur harmonie. Je modélise donc des microcosmes autour de motifs inspirés de la nature principalement. Comme dans le fonctionnement du corps, j’essaie de sublimer les formes, de leur trouver une vie propre. »
Réalisées à l’acrylique et Posca® (marqueurs peinture tous supports), ses peintures, de grande dimension, aux couleurs vives, dégagent vivacité et énergie. Abstraites, elles paraissent à la fois construites et spontanées, organisées et ludiques. « Je joue avec les opposés statique/cinétique, contrôle/lâcher-prise, aérien/terrien, boucle/cassure. La recherche de la limite est ma motivation, rester sur la crête, se mettre en danger en se frottant au point de bascule… » Chaque tableau propose des déclinaisons de motifs, de façon dynamique, avec de subtiles nuances qui les transforment peu à peu. Ce sont des explosions de plumes, des cascades de pétales, de confettis mystérieux…
Le regard explore, cherche des similitudes, identifie des détails et des formes, pour mieux se perdre… L’impression est presque addictive et laisse rêveur. Comme devant la beauté de la nature, cette peinture lumineuse et poétique est une expérience sensorielle forte.


< Christian Fafet, n°190
Franck Chartron >