La revue

Guy Rémy Vandenbulcke

Né à Bruxelles en 1952, Guy Rémy Vandenbulcke grandit au Congo, où la lumière, les couleurs et les odeurs le marquent profondément. Étudiant, de retour en Belgique, il entre à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Josse-Ten-Noode. Peintre, sculpteur, il s’impose depuis avec des œuvres présentes dans de nombreuses collections publiques et privées, au musée d’Art moderne de Bruxelles, au musée d’Ixelles… L’artiste réalise des acryliques sur toiles intégrant parfois des fragments d’affiches publicitaires arrachées, mais aussi des sculptures en bois, papiers et fils de fer rouillés… Nourri de ses multiples parcours sur les routes et dans les villes, son travail se décline autour de thèmes urbains, du chaos aux énergies générées par les villes : les grands ports mythiques et le mystère de leurs architectures flottantes, les réseaux nerveux et les trajectoires des routes, des ponts et des gares. Plus récemment, la thématique se resserre sur les fièvres urbaines rythmées par les corps en mouvement, avec deux séries de toiles intitulées Foules et Croisements que l’on retrouve en partie dans ce numéro. Comme un flux permanent, la masse humaine ne se lasse jamais de franchir, traverser, croiser des carrefours. Au cœur de la foule, les corps se croisent, se heurtent. Guy Rémy Vandenbulcke confie au quotidien Le soir s’être inspiré de la littérature : « J’ai trouvé une préoccupation similaire pour les évocations de frôlements de foules traversant des carrefours en lisant Parasites de Ryu Murakami, l’histoire d’un jeune reclus sur Internet qui part à la rencontre de lui-même et des autres »*. De ces rapprochements fortuits des corps anonymes, de ces mouvements brusques si bien rendus, surgissent aussi parfois, miraculeusement, des échanges…

  • En savoir plus :

www.lagalerie.be/guyremy
– Croisements, exposition jusqu’au 2 février 2013, les jeudis et vendredis de 14 à 19 heures et le samedi de 14 à 18 h 30. Galerie Melting Art, Lille.


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