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Troublé(e)s

PARIS

Colloque de la revue Adolescence

Du trouble adolescent à l’adolescence comme trouble, l’avènement de la puberté trouble le rapport au corps, bouleverse les liens narcissiques et objectaux qui présidaient jusque-là à l’organisation de la sexualité infantile. Pour explorer la polysémie du trouble à l’adolescence, dans la polymorphie de ses manifestations cliniques, du normal au pathologique, il convient de faire jouer les différentes facettes d’un trouble qui s’empare à la fois du corps et du psychisme.

Trouble, vacillement chez l’adolescent de sa propre image : les contours d’un corps modifié par la puberté sont infiniment recherchés dans la contemplation angoissée ou ravie de son propre reflet dans le miroir ou dans des selfies dupliqués à l’infini.

Trouble, vacillement des liens aux premiers objets : l’adolescent « s’arrache » pour s’engager dans la conquête de nouveaux objets d’amour et pour découvrir de nouveaux horizons. Cette conquête confine parfois à l’errance et à la perte des repères quand les arrimages identitaires ont douloureusement manqué ; elle se mène parfois dans le secret de la chambre, en explorant à l’envi les images sur la toile qui dessinent de nouveaux rapports au monde comme de nouvelles formes pathologiques.

Trouble, vacillement des identifications et de la sexuation chez l’adolescent : la bisexualité psychique inconsciente travaille les représentations du masculin et du féminin parfois jusqu’à les subvertir dans un dépassement de la logique binaire du genre.

Vacillement des réalités, internes et externes, ébranlées par les assauts de la pulsionnalité : du « j’hallucine » comme indice de rébellion conflictuelle aux troubles de la perception, l’adolescent défie encore et toujours les limites, réinterrogeant sans cesse la pertinence de nos outils théoriques.

Dans quelle mesure et jusqu’où l’expression des tourments des adolescents d’aujourd’hui nécessitent-elles une évolution de nos repères conceptuels ? À chaque génération d’adolescents, une nouvelle langue rend désuète celle de la génération passée. Au nom de formes cliniques contemporaines, de nouveaux concepts fleurissent. Mais est-il si sûr que les fondements de la psychanalyse, dans sa théorie comme dans sa pratique, aient épuisé les possibilités de rendre intelligible la spécificité du « trouble » adolescent ?

Comité scientifique : Isée Bernateau – Estelle Louët – Manuella de Luca – Nicolas Rabain

Programme et inscription

Rens. : tél. : 06 08 00 39 17, greuppado@club-internet.fr, www.revueadolescence.fr



< Psychodrame avec fin, psychodrame sans fin
PERSONNE ÂGÉE ET SUICIDE : FIN DU TABOU ! >

Troublé(e)s

Le 22 Novembre 2019

Paris
France

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