congrès ssfpo

Actualités

Walk Away Renée : un hommage bouleversant à sa mère schizophrène

En compagnie de sa mère Renée qui souffre de schizophrénie, le réalisateur Jonathan Caouette entreprend un voyage à travers les USA pour la ramener près de chez lui à New-York dans un nouveau ieu de soins. Les obstacles qu’ils rencontrent sur leur route sont entrecoupés de retours dans le temps qui donnent un aperçu de cette relation mère-fils hors du commun.
Le réalisateur qui a grandi auprès de ses grands-parents pendant que sa mère faisait des allers/retours dans les hôpitaux précise que sa mère “aime être filmée. En plus d’être un sujet, elle a une vraie présence cinématographique. Ma mère et moi avons vécu tant de choses inhabituelles que je veux le partager (…) Ma mère aime le fait que son histoire soit racontée par son fils (…) Je sens que j’ai le droit de la faire parce que c’est ma vie. C’est ce que je suis.”
Sur Politis.fr, Christophe Kantcheff intitule sa critique du film : « Walk away renée » : Caouette, une virée à la mère » et explique : « Ce long road-movie, accompli dans une camionnette de déménagement  est l’occasion pour le cinéaste de montrer la relation exceptionnelle qui le lie à sa mère. Jonathan Caouette lui offre son amour, sa tendresse, sa protection qui passent dans tous les gestes du quotidien et le dévouement dont il fait preuve, sans que celui-ci jamais n’apparaisse comme un sacrifice.
Alors que la mère et le fils sont sur la route, la principale difficulté surgit du fait qu’ils ont égaré les médicaments de Renée, qu’aucun médecin ne veut prescrire sans hospitalisation immédiate, ce qui finit par avoir des conséquences sur l’état de la malade. Jonathan Caouette n’ayant jamais cessé de filmer sa mère, il mêle au présent des images du passé plus ou moins récent pour retracer l’histoire de Renée Leblanc : son évidente joie de vivre qui a été rapidement cassée, ses difficiles relations avec ses parents, les étapes de la dégradation de sa santé, et l’attachement indéfectible à son fils, malgré, parfois, des crises violentes.
Le cinéma de Jonathan Caouette relève, on l’aura compris, du genre autobiographique. Mais Walk away Renée, ne ressemble pas à un journal intime. Le mot autofiction, aujourd’hui presque passé de mode, conviendrait mieux. D’abord parce que le cinéaste n’use pas de la première personne : il est devant la caméra au même titre que les autres personnages de son film. Ensuite parce qu’il n’hésite pas à réinventer le réel, à donner une forme onirique à ce qui pourrait être, selon lui, le monde des malades mentaux auquel appartient sa mère, en jouant sur tous les moyens que lui offre le cinéma : effets spéciaux, split screen ou musique, folk ou pop, qui rythme en même temps qu’elle aère et dilate le film.
Là se situe la force de Walk away Renée. Loin d’édulcorer ce que la schizophrénie peut entraîner de souffrance, le film n’a rien de naturaliste, multipliant les visions magiques, à la Méliès. « Les gens qui souffrent d’une maladie mentale, je crois qu’ils sont dans un autre espace, et que cet autre espace existe vraiment », dit Jonathan Caouette".


Un film de Jonathan Caouette, UFO distribution Sortie le 2 mai, présent à la 51 eme semaine de la critique au festival de Cannes 2012 du 17 au 25 mai
.
 


< Création de l'association française des chefs de pôle en psychiatrie
Le soin sans consentement n'existe pas, n'a jamais existé et n'existera jamais ! >
Walk Away Renée : un hommage bouleversant à sa mère schizophrène

Rechercher une actualité

Partager cette page