mnh actualite 15 nov

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Voir le 6 novembre sur France 2 : "Le psychiatre et l'assassin"

France 2 propose le mardi 6 novembre dans la série "Infrarouge" un documentaire de 52 mn "Le psychiatre et l’assassin" qui vient saisir un moment clé de l’histoire de la justice et de la psychiatrie et laisse la place à un débat complexe dont les enjeux dépassent le seul cadre de ces affaires.

Le 12 novembre 2008, Jean-Pierre Guillaud, schizophrène, poignarde mortellement Luc Meunier, 26 ans, à Grenoble, après être sorti de l’hôpital psychiatrique où il était interné. Il est reconnu pénalement irresponsable de ses actes. C'est son médecin psychiatre, le docteur Gujadhur, qui fait face à la justice. Il est condamné en appel par le tribunal pénal de Grenoble à 18 mois de prison avec sursis pour manque de surveillance et grave défaut d’appréciation de la dangerosité d’un patient. Une condamnation inédite en France, qui peut faire jurisprudence. Demain, les psychiatres seront-ils pénalement responsables des gestes de leurs patients ?

Résumé du film

C’est une première dans le monde de la santé mentale : un médecin psychiatre a été reconnu pénalement coupable de l’homicide de l’un de ses patients.

En septembre 2008, Luc Meunier perdait la vie sous les coups de couteau de Jean-Pierre Guillaud, schizophrène paranoïde. L’émotion provoquée par cette affaire relance les débats sur la prise en charge des malades dangereux. Le politique s’en empare. Et la psychiatrie est pointée du doigt pour ses manquements.

Car quatre ans auparavant, deux infirmières avaient été décapitées par un jeune homme schizophrène. La justice avait alors conclu à l’irresponsabilité pénale du meurtrier. Une décision qui avait suscité l’indignation dans l’opinion publique.

Dans la lignée de Permis de tuer ? déjà produit par Jérôme Duc-Maugé et réalisé par Agnès Pizzini, Le Psychiatre et l’Assassin vient saisir un moment clé de l’histoire de la justice et de la psychiatrie et laisse la place à un débat complexe dont les enjeux dépassent le seul cadre de ces affaires.

Note d'intention de la réalisatrice (Agnès Pizzini)

Une fois de plus, ce sont les protagonistes embarqués dans cette affaire qui m’ont donné envie de faire ce film. Une fois de plus, je n’ai cherché et trouvé ni bons ni méchants.

Le docteur Gujadhur n’est pas un médecin psychiatre incompétent et cynique. C’est un homme affable, affaibli, qui, lors du tournage, se disait prêt à se battre tout en semblant avoir perdu espoir, résigné à endosser son rôle de bouc émissaire. Il est épaulé par Me Balestas, ancien bâtonnier, avocat incontournable du barreau de Grenoble.

La famille de Luc Meunier ne fait pas partie de ceux qui sont prêts à tout pour obtenir réparation. Ils n’ont d’ailleurs pas demandé de dommages et intérêts. Leur avocat, Me Hervé Gerbi, est un jeune quarantenaire combatif et très professionnel.

Comme dans mon précédent film Permis de tuer ?, c’est la complexité des personnages et de la situation qui m’intéresse. La possibilité de prendre de la hauteur par rapport au traitement d’un fait divers, pour le faire résonner, nous questionner et poser sereinement un débat de société.

Ici se pose la problématique de la prise en charge des malades dangereux. Doit-on privilégier la sécurité sur le soin dans la prise en charge des malades ? Les psychiatres doivent-ils être tenus responsables en cas de défaillance ? Sommes-nous prêts à faire de notre rapport à la psychiatrie celui que nous entretenons avec le milieu pénitentiaire ? In fine, les fous sont-ils condamnés à rester emprisonnés dans leur chambre capitonnée ?

La juxtaposition des points de vue donne à réfléchir sur ces questions et laisse au spectateur l’occasion de se forger son propre avis.

Bande annonce


 


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