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Utilisation des soins de santé mentale chez les étudiants ayant des idées et/ou des conduites suicidaires

Thèse de médecine de Nicolas Lecat (Université de Bordeaux) "Idées et conduites suicidaires en population étudiante : utilisation des soins en santé mentale et association avec les médicaments anxiolytiques et/ou hypnotiques"

Contexte : les jeunes adultes sont particulièrement à risque de suicide, conduites et idées suicidaires ; ils sont confrontés à des nombreux facteurs de risque et sont à l’âge auquel l’incidence des troubles psychiatriques est la plus élevée. Peu de données en France concerne le lien entre idées et conduites suicidaires et utilisation des soins de santé mentale chez les étudiants.
Objectifs : un premier manuscrit a évalué l’utilisation des soins de santé mentale chez les étudiants ayant des idées et/ou des conduites suicidaires ; un second a étudié l’association entre prescription d’anxiolytiques/hypnotiques et idées et/ou conduites suicidaires.
Méthode : ces études ont utilisé la base de données de la cohorte d’étudiants i-Share. L’utilisation des soins a été évaluée transversalement et l’association entre anxiolytiques/hypnotiques et idées/conduites suicidaires transversalement et longitudinalement. Les idées suicidaires ont été évaluées au cours de la dernière année et les tentatives de suicide au cours de la vie. De nombreuses caractéristiques sociodémographiques ou cliniques ont été prises en compte. Des modèles de régression logistique multivariés ont été réalisés pour identifier les facteurs associés aux soins et l’association entre médicaments et idées/conduites suicidaires.
Résultats : 12 112 étudiants ont été inclus. Un quart des étudiants présentaient des idées/conduites suicidaire. L’utilisation de soins de santé mentale concernait moins du quart de ces étudiants. Peu de facteurs associés à l’absence de soin en santé mentale ont été retrouvés. Prescription d’anxiolytiques/hypnotiques et idées/conduites suicidaires étaient associées indépendamment de la plupart des facteurs de confusion dont les principales indications de ces traitements.
Conclusion : ces données mettent en garde à la fois sur le défaut d’utilisation des soins et sur un impact incertain des anxiolytiques/hypnotiques sur les idées/conduites suicidaires, chez les jeunes adultes.


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