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Trouble bipolaire : l'actigraphie pour prévenir les rechutes ?

Selon des travaux menés par des chercheurs du réseau FondaMental, dépister certaines anomalies du sommeil chez les personnes souffrant de troubles bipolaires pourrait permettre de repérer un risque de rechute.

Il est démontré que les personnes souffrant de trouble bipolaire présentent des anomalies du sommeil et des rythmes veille/sommeil (ou circadiens). Ces anomalies existent lors des phases aigues de la maladie, avec la présentation classique d’une insomnie ou d’une hypersomnie au cours des épisodes dépressifs et une diminution du besoin de sommeil sans sensation de fatigue lors des épisodes maniaques. Mais ces perturbations peuvent apparaître ou persister également au cours des phases de stabilité de l’humeur.

Ainsi plus de huit patients sur dix avec trouble bipolaire en rémission ont une mauvaise qualité du sommeil et plus de la moitié souffrent d’insomnie. Or il est maintenant bien démontré que ces perturbations peuvent précipiter un nouvel épisode dépressif ou maniaque. Des chercheurs français, membres du réseau FondaMental, ont mené une série de travaux visant à mieux caractériser et à mieux comprendre ces anomalies du sommeil et des rythmes circadiens au cours des phases de stabilité de l’humeur.

Les chercheurs ont utilisé un outil de mesure embarqué original qui se nomme l’actigraphie. L’actigraphie permet une mesure objective non invasive et écologique, qui se présente sous la forme d’un accéléromètre, porté au poignet, qui va mesurer l’activité des sujets sur une période de temps prolongée. Sa facilité d’utilisation a rendu l’actigraphie de plus en plus utilisée en santé du sommeil et en neurosciences, mais aussi en utilisation grand-public avec des outils maintenant disponibles en grande surface qui se synchronisent avec de simples smartphones.

Cette série de travaux confirme avec force que les patients avec un trouble bipolaire en rémission souffrent d’un ensemble de perturbations du sommeil, dont une latence d’endormissement plus longue, un sommeil plus long, plus d’éveils nocturnes et une efficacité du sommeil diminuée. Ils démontrent également que l’actigraphie est une mesure simple et utile pour dépister les anomalies du sommeil. Nous disposons déjà de chronothérapies chimiques et psychothérapeutiques, aussi cet outil pourrait possiblement être utilisé à terme pour prévenir les rechutes chez ces patients souffrant de trouble bipolaire.


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