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Les troubles liés à l'alcoolisation foetale touchent 0,48 cas pour 1 000 naissances

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation au Syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) qui se tiendra le 9 septembre prochain, Santé publique France publie les premières estimations nationales sur ce sujet.

Boire de l’alcool pendant la grossesse est toxique pour le fœtus et peut entraîner diverses complications (retard de croissance, atteintes du système nerveux central, malformations…), dont le Syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) est la forme la plus grave. Cette consommation représente la première cause de handicap mental non génétique et d’inadaptation sociale de l’enfant en France. L’état actuel des connaissances ne permet pas de définir le seuil de consommation d’alcool en-dessous duquel il n’y aurait pas de risques pour le bébé. Ainsi les autorités sanitaires recommandent-elles par principe de précaution de s’abstenir de toute boisson alcoolisée pendant la grossesse.

Malgré l’impact sanitaire et social de ces troubles, aucune estimation nationale ni de comparaisons régionales récentes n’étaient à ce jour disponibles. L’étude menée par Santé publique France a permis pour la première fois de mesurer la fréquence des cas de SAF et d’autres conséquences de l’alcoolisation fœtale dans les séjours hospitaliers des enfants durant leur premier mois de vie au niveau national et régional.

Ainsi, en France, entre 2006 et 2013, 3 207 nouveau-nés (soit une naissance par jour) ont présenté au moins une conséquence liée à l’alcoolisation fœtale dont pour 452 d’entre eux (soit une naissance par semaine) un syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) – soit 0,48 cas pour 1 000 naissances de troubles liés à l'alcoolisation foetale, incluant 0,07 cas de syndrome d’alcoolisation foetale (SAF) pour 1 000 naissances.

Pour les chercheurs, ces chiffres restent sous-estimés, compte tenu de la difficulté à diagnostiquer ces troubles en période néonatale et n’incluent pas les diagnostics posés ultérieurement. Cependant, ils permettent de mieux caractériser le fardeau que représente l’alcoolisation fœtale.


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