Actualités

Recommandations sur le port du masque dans le cadre de la pandémie du CoViD-19 à destination des soignants

Communication de recom­man­da­tions sur le port du masque dans le cadre de la pan­dé­mie du CoViD-19 à des­ti­na­tion des soi­gnants Travail réa­lisé par : Société Française de Recherche des Infirmiers en Pratique Avancée (SoFRIPA), le 01/04/2020 à Paris.

Identification des voies de trans­mis­sion du virus et recom­man­da­tions sur le port du masque dans le cadre de la pan­dé­mie SARS-CoV-2

Cette recher­che biblio­gra­phi­que, a été élaborée à partir d’une Scope Review réa­li­sée sur Google Scholar, puis d’une recher­che ciblée sur les bases de don­nées inter­na­tio­na­les Pub Med et Cochrane. Les mots clés uti­li­sés sont : FFP2, N95, SARS, Aerosol, Coronavirus. Nous n’avons pas appli­qué de res­tric­tion de période ni de cri­tè­res d’exclu­sion pour ne pas éliminer d’arti­cles poten­tiel­le­ment utiles. Une ana­lyse cri­ti­que des arti­cles cités a été réa­li­sée.

1) Le pre­mier objec­tif de ce tra­vail est d’iden­ti­fier les voies de conta­mi­na­tion du SARS-CoV-2 et le risque de conta­mi­na­tion des soi­gnants à partir de la lit­té­ra­ture exis­tant à ce jour. Il a déjà été établi deux voies de conta­mi­na­tions cer­tai­nes : contact et gout­te­let­tes.

Dans le cadre de la pan­dé­mie du SARS-CoV2, le Pr Yazdan Yazdanpanah (unité Inserm 1137, uni­ver­sité de Paris, ser­vice des Maladies infec­tieu­ses et tro­pi­ca­les, Hôpital BichatClaude-Bernard, Paris) et le Pr Bruno Lina (CIRI, Centre International de Recherche en Infectiologie, Inserm U1111, CNRS, UCBL1 UMR5308, ENS de Lyon) ont réuni les éléments dis­po­ni­bles dans la lit­té­ra­ture inter­na­tio­nale concer­nant le SARS-CoV (2003), le MERS- CoV (2012) et le SARS-CoV-2. Ils expli­quent que le SARS-CoV a « sévi sous forme épidémique entre novem­bre 2002 et juillet 2003. Plus de 8000 cas ont été recen­sés dans 30 pays (près de 20 % de soi­gnants) et 774 per­son­nes sont décé­dées » (1).

Selon santé publi­que France, le 1er avril 2020 pour le SARS-CoV-2, dans le monde 853 200 cas ont été confir­més avec 41 887 décès dont 4032 en France (2). Même si le taux de léta­lité est moins impor­tant que le SARS-CoV, la fré­quence de conta­mi­na­tion et la
2019 à Wuhan (Chine) et qui est requa­li­fiée de pan­dé­mie par l’OMS le 11 mars 2020. Cela nous inter­pelle sur la pos­si­bi­lité d’une trans­mis­sion par voie aérienne.

Une revue nar­ra­tive publiée en 2019 (3) conclut à la très pro­ba­ble trans­mis­sion par air des virus de type coro­na­vi­rus SARS (pou­vant expli­quer les super sprea­der). Concernant le MERS-CoV (1), le Pr Yazdan Yazdanpanah et le Pr Bruno Lina expli­quent que « la trans­mis­sion d’homme à homme a lieu par voie aérienne, via des gout­te­let­tes en sus­pen­sion dans l’air. Mais le virus est fai­ble­ment trans­mis­si­ble. Néanmoins, un patient hos­pi­ta­lisé en Corée du Sud est à l’ori­gine de 154 conta­mi­na­tions ».

Une étude de cohorte (4) conclut à la conta­mi­na­tion des SARS par aéro­sols suite à la conta­mi­na­tion des étudiants en méde­cine qui se trou­vaient à plus d’un mètre du patient. Une étude (5) publiée dans le NEJM (IF 70.670) por­tant sur les conta­mi­na­tions des patients rési­dant à des étages et des bâti­ments connexes aux SARS, dans le com­plexe Gardens Housing en 2003, vient confir­mer la trans­mis­sion par air en plus des modes de conta­mi­na­tion par gout­te­let­tes et contact. Les auteurs pré­co­ni­saient de pren­dre en compte cette voie de trans­mis­sion lors des pro­chai­nes épidémies de SARS. Enfin, une étude de 2005 (6) révèle la pré­sence dans des échantillons d’air, du SARS-CoV pré­levé dans les cham­bres des patients, dans l’envi­ron­ne­ment et dans les salles de soins du ser­vice.

L’OMS (7) ne reconnaît pas l’hypo­thèse selon laquelle le SARS-CoV-2 peut être pré­sent dans l’air, ceci pour 2 rai­sons : la taille des gout­te­let­tes, prin­ci­pa­le­ment d’un dia­mè­tre 5-10 μm et une étude (8) ana­ly­sant 75 465 cas de COVID-19 en Chine concluant qu’aucune trans­mis­sion par voie aérienne n’a été signa­lée. Cependant, les limi­tes décri­tes par les auteurs de cette étude sont impor­tan­tes : le volume d’air échantillonné ne repré­sente qu’une petite frac­tion du volume total et les échanges d’air dans la pièce ont pu diluer la pré­sence de SARS-CoV-2 dans l’air (8).

Les expé­ri­men­ta­tions publiées dans le NEJM le 17 mars 2020 (9) démon­trent que 3 heures après l’aéro­so­li­sa­tion du SARS-CoV-2 et du SARS-CoV-1, les taux des deux virus actifs dans l’air sont encore très signi­fi­ca­tifs. Bien que cette étude soit cri­ti­quée car elle a été réa­li­sée dans des condi­tions expé­ri­men­ta­les, la trans­mis­sion par voie aérienne est plau­si­ble. Enfin, une étude de 2020 non publiée mais dis­po­ni­ble sur medRxiv (10), pré­sen­tant un petit échantillon sou­tient l’uti­li­sa­tion de pré­cau­tions d’iso­le­ment aéro­porté suite à des pré­lè­ve­ments dans les cham­bres de patients por­teurs du SARS-CoV-2 ayant révélé la pré­sence du virus dans l’air.

La vitesse de pro­pa­ga­tion de la pan­dé­mie de CoViD 19, la trans­mis­sion aérienne pos­si­ble du SARS-CoV et du MERS-CoV ainsi que l’étude expé­ri­men­tale mon­trant la pré­sence dans l’air au bout de 3 heures du SARS-CoV-2, nous sem­blent jus­ti­fier l’appli­ca­tion du prin­cipe de pré­cau­tion. En effet, l’hypo­thèse selon laquelle la voie de trans­mis­sion du CoViD 19 peut se faire par voie aérienne ne peut être écartée.

2) Le second objec­tif de ce tra­vail est d’émettre une recom­man­da­tion sur le port du masque le plus adapté pour les soi­gnants pour ne pas être conta­miné par le SARS-CoV-2.

Tout d’abord, nous sou­hai­tons pré­ci­ser que l’équivalent du masque FFP2 aux USA est le N95 (aussi appelé masque res­pi­ra­teur), que le masque chi­rur­gi­cal est dif­fé­rent du masque FFP1, et que les CDC (Centers for Disease Control and Prevention) sont les agen­ces fédé­ra­les des USA en matière de pro­tec­tion de la santé publi­que.

Une étude glo­bale réa­li­sée en 2013 met en évidence les direc­ti­ves inter­na­tio­na­les mises en vigueur à la suite du SARS-CoV (2003) pour les recom­man­da­tions de l’uti­li­sa­tion de mas­ques chi­rur­gi­caux et de mas­ques res­pi­ra­toi­res (FFP2/N95) à des­ti­na­tion des pro­fes­sion­nels de santé, pour la pré­ven­tion de la grippe et du SARS en fonc­tion des situa­tions à fai­bles ris­ques ou à haut ris­ques (11) :
- Grippe pan­dé­mi­que, faible risque : L’OMS et 7 autres États recom­man­dent un masque chi­rur­gi­cal. Le CDC a recom­mandé un masque res­pi­ra­toire N95. Les direc­ti­ves du Vietnam recom­man­dent une sélec­tion appro­priée entre les mas­ques médi­caux et les res­pi­ra­toi­res
- Grippe pan­dé­mi­que, risque élevé : toutes les direc­ti­ves recom­man­dent des mas­ques res­pi­ra­toi­res N95 équivalents ou supé­rieurs (N99, N100) sauf le Vietnam, qui recom­mande une sélec­tion appro­priée entre les mas­ques chi­rur­gi­caux et les mas­ques res­pi­ra­toi­res.
- Risque faible de SARS : le CDC, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, le Pakistan et le Vietnam recom­man­dent des mas­ques res­pi­ra­toi­res équivalents N95, tandis que l’OMS et les auto­ri­tés chi­noi­ses recom­man­dent l’uti­li­sa­tion d’un masque chi­rur­gi­cal.
- Risque élevé de SARS : tous les pays et l’OMS recom­man­dent des mas­ques res­pi­ra­toi­res N95 ou supé­rieurs.

Un essai ran­do­misé et contrôlé (12) publié en 2017, conclut que le port du N95 est asso­cié à une baisse signi­fi­ca­tive des infec­tions des pro­fes­sion­nels de santé com­pa­ra­ti­ve­ment au masque chi­rur­gi­cal dans le cadre des trans­mis­sions air et gout­te­let­tes. De plus, un autre essai ran­do­misé contrôlé (13) met en évidence que le taux d’infec­tions des pro­fes­sion­nels de santé dans le groupe mas­ques chi­rur­gi­caux est qua­si­ment deux fois plus impor­tant que chez les pro­fes­sion­nels por­tant un N95.

Concernant le SARS-CoV-2, l’OMS consi­dère que la conta­mi­na­tion par aéro­sol du virus ne peut se faire que dans le cadre de pro­cé­du­res pou­vant géné­rer des aéro­sols sur des patients CoVID 19 (par exem­ple intu­ba­tion ou soins des voies aérien­nes res­pi­ra­toi­res). Elle recom­mande donc le FFP2 que dans ce cadre (7).

Cependant, concer­nant le SARS-CoV-2, le CDC aux USA (14) et l’ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control) (15) recom­man­dent des pré­cau­tions aéro­por­tées pour toute situa­tion impli­quant la prise en charge de patients COVID-19. Ils recom­man­dent en pre­mière inten­tion le port de masque N95, FFP2 ou FFP3. Dans le cadre de la pénu­rie des mas­ques FFP2, ils recom­man­dent d’uti­li­ser à défaut les mas­ques chi­rur­gi­caux pour les soi­gnants étant dans l’impos­si­bi­lité d’être équipés de mas­ques res­pi­ra­toi­res.

Plusieurs essais ran­do­mi­sés prou­vent une meilleure pro­tec­tion des mas­ques type FFP2 versus les mas­ques type chi­rur­gi­caux dans le cadre de trans­mis­sions par gout­te­let­tes et air. Aussi, suite aux recom­man­da­tions du CDC et l’ECDC sur le port du masque FFP2 en pre­mière inten­tion et en l’absence en France de dépis­tage de masse, il est néces­saire de recom­man­der le port du masque FFP2 à tous les soi­gnants en ville, dans les établissements médi­caux sociaux et dans les hôpi­taux. Ce port de masque doit être accom­pa­gné d’un équipement de pro­tec­tion indi­vi­duel (EPI), de l’appli­ca­tion des gestes bar­riè­res et d’une hygiène stricte des mains.

L’appli­ca­tion de ce prin­cipe de pré­cau­tion est indis­pen­sa­ble pour pré­ve­nir tout risque de conta­mi­na­tion des soi­gnants qui sont le maillon essen­tiel sur lequel repose notre sys­tème de santé.

Pour être au plus proche de la réa­lité du ter­rain, et pren­dre en compte la rup­ture de masque FFP2, nous recom­man­dons de :

- Prioriser le port du masque FFP2 et par consé­quence d’un EPI (équipement de pro­tec­tion indi­vi­duel) à tous les soi­gnants pré­sen­tant des fac­teurs de ris­ques de mor­ta­lité (Comorbidité, âge avancé, etc.) (16). Les soi­gnants pré­sen­tant au mini­mum un fac­teur de risque de mor­ta­lité et ne dis­po­sant pas de mas­ques FFP2 peu­vent faire valoir le droit de retrait (18). Effectivement un arti­cle (17) publié dans The Lancet (IF 59.102) met en évidence qu’il y a 33 fois plus de décès liés au SARS-CoV-2 qu’à la grippe chez les patients âgés entre 20 et 29 ans. Pour les per­son­nes âgées de 60 ans et plus, les chan­ces de survie à la suite d’une infec­tion par le SARS-CoV-2 sont d’envi­ron 95% en l’absence de comor­bi­di­tés. Les chan­ces de survie sont consi­dé­ra­ble­ment rédui­tes si le patient pré­sente des comor­bi­di­tés (17).

En se réfé­rent au Code du Travail, qua­trième partie, Titre III Droits d’alerte et de retrait, arti­cle 1 : « Le tra­vailleur alerte immé­dia­te­ment l’employeur de toute situa­tion de tra­vail dont il a un motif rai­son­na­ble de penser qu’elle pré­sente un danger grave et immi­nent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défec­tuo­sité qu’il cons­tate dans les sys­tè­mes de pro­tec­tion. Il peut se reti­reu­sage de son droit de retrait de repren­dre son acti­vité dans une situa­tion de tra­vail où per­siste un danger grave et immi­nent résul­tant notam­ment d’une défec­tuo­sité du sys­tème de pro­tec­tion » (18).

- D’uti­li­ser, en l’absence de mas­ques FFP2, des mas­ques FFP2 péri­més dans le strict cadre des auto­ri­sa­tions du minis­tère du tra­vail, soit 24 mois (condi­tion de conser­va­tion dans l’embal­lage à res­pec­ter).

- Porter un masque chi­rur­gi­cal au plus près du visage (pour éviter le pas­sage de l’air sur les côtés) et à la seule condi­tion de faire porter à tous les patients (conta­mi­nés, sus­pec­tés ou non sus­pec­tés) un masque chi­rur­gi­cal pour éviter la conta­mi­na­tion du soi­gnant, si absence de masque FFP2 ou de FFP2 péri­més et consi­dé­rant que chaque patient est sus­cep­ti­ble d’être por­teur du SARS-CoV-2 (puisqu’il n’y a pas de dépis­tage sys­té­ma­ti­que et de masse),.

- Dépister tous les soi­gnants et porter un masque chi­rur­gi­cal si résul­tat posi­tif au CoViD-19.

- Aérer régu­liè­re­ment les lieux confi­nés (en intra et en extra hos­pi­ta­lier).

- Respecter le bon usage des mas­ques (durée d’uti­li­sa­tion, mettre et enle­ver le masque).

A noter : L’usage seul du masque FFP2 n’est pas effi­cace, le soi­gnant doit porter tout l’équipement de pro­tec­tion indi­vi­duel (EPI) : lunette ou à défaut visière (pro­tec­tion des yeux), gants, tablier, Charlotte, Etc. (des tutos sont dis­po­ni­bles en ligne pour la fabri­ca­tion de visiè­res). Aussi il doit adop­ter les gestes bar­riè­res de façon stricte et avoir une hygiène stricte des mains (fric­tion hydro alcoo­li­que et lavage simple des mains) pour ne pas s’auto­conta­mi­ner (ne pas sou­le­ver son masque, ne pas se tou­cher le visage, Etc.)

Références :

(1) https://www.inserm.fr/infor­ma­tion-en-sante/dos­siers-infor­ma­tion/coro­na­vi­rus-sars-cov-etmers-cov

(2) https://www.san­te­pu­bli­que­france.fr/mala­dies-et-trau­ma­tis­mes/mala­dies-et-infec­tio nsres­pi­ra­toi­res/infec­tion-a-coro­na­vi­rus/arti­cles/infec­tion-au-nou­veau-coro­na­vi­rus-sars-cov-2covid-19-france-et-monde

(3) Tellier R, Li Y, Cowling BJ, Tang JW, Recognition of aero­sol trans­mis­sion of infec­tious agents : a com­men­tary., BMC Infect Dis. 2019 Jan 31 ;19(1):101. doi : 10.1186/s12879-0193707-y.

(4) Wong TW, Lee CK, Tam W, Lau JT, Yu TS, Lui SF, Chan PK, Li Y, Bresee JS, Sung JJ, Parashar UD ; Cluster of SARS among medi­cal stu­dents expo­sed to single patient, Hong Kong., Emerg Infect Dis. 2004 Feb ;10(2):269-76.

(5) Yu IT, Li Y, Wong TW, Tam W, Chan AT, Lee JH, Leung DY, Ho T., Evidence of air­borne trans­mis­sion of the severe acute res­pi­ra­tory syn­drome virus, N Engl J Med. 2004 Apr 22 ;350(17):1731-9.

(6) Booth TF, Kournikakis B, Bastien N, Ho J, Kobasa D, Stadnyk L, Li Y, Spence M, Paton S, Henry B, Mederski B, White D, Low DE, McGeer A, Simor A, Vearncombe M, Downey J, Jamieson FB, Tang P, Plummer F., Detection of air­borne severe acute res­pi­ra­tory syn­drome (SARS) coro­na­vi­rus and envi­ron­men­tal conta­mi­na­tion in SARS out­break units., J Infect Dis. 2005 May 1 ;191(9):1472-7. Epub 2005 Mar 18r d’une telle situa­tion. L’employeur ne peut deman­der au tra­vailleur qui a fait (7) https://www.who.int/news-room/com­men­ta­ries/detail/modes-of-trans­mis­sion-of-virus­cau­sing-covid-19-impli­ca­tions-for-ipc-pre­cau­tion-recom­men­da­tions

(8) Ong SW, Tan YK, Chia PY, Lee TH, Ng OT, Wong MS, et al. Air, sur­face envi­ron­men­tal, and per­so­nal pro­tec­tive equip­ment conta­mi­na­tion by severe acute res­pi­ra­tory syn­drome coro­na­vi­rus 2 (SARS-CoV-2) from a symp­to­ma­tic patient. JAMA. 2020 Mar 4 [Epub ahead of print].

(9) Neeltje van Doremalen, Trenton Bushmaker, Dylan H. Morris et Myndi G. Holbrook, (2020), Aerosol and Surface Stability of SARS-CoV-2 as Compared with SARS-CoV-1 ; New England Journal of Medicine, March, 2020. IMPACT FACTOR Q1, 70.670 (2018)

(10) Joshua L Santarpia, and al., Transmission Potential of SARS-CoV-2 in Viral Shedding Observed at the University of Nebraska Medical Center, MedRxiv , March 26, 2020. doi : https://doi.org/10.1101/2020.03.23.20039446

(11) Chughtai, A. A., Seale, H., & MacIntyre, C. R. (2013). Availability, consis­tency and evi­dence-base of poli­cies and gui­de­li­nes on the use of mask and res­pi­ra­tor to pro­tect hos­pi­tal health care wor­kers : a global ana­ly­sis. BMC research notes, 6, 216. https://doi.org/10.1186/1756-0500-6-216

(12) Chandini Raina MacIntyre, , Abrar Ahmad Chughtai, Bayzidur Rahman, Yang Peng, Yi Zhang, Holly Seale, Xiaoli Wang, and Quanyi Wang, The effi­cacy of medi­cal masks and res­pi­ra­tors against res­pi­ra­tory infec­tion in heal­th­care wor­kers, Influenza Other Respir Viruses. 2017 Nov ; 11(6) : 511–517. Published online 2017 Aug 30. doi : 10.1111/irv.12474

(13) MacIntyre CR1, Wang Q, Cauchemez S, Seale H, Dwyer DE, Yang P, Shi W, Gao Z, Pang X, Zhang Y, Wang X, Duan W, Rahman B, Ferguson N., A clus­ter ran­do­mi­zed cli­ni­cal trial com­pa­ring fit-tested and non-fit-tested N95 res­pi­ra­tors to medi­cal masks to pre­vent res­pi­ra­tory virus infec­tion in health care wor­kers., Influenza Other Respir Viruses. 2011 May ;5(3):170-9. doi : 10.1111/j.1750-2659.2011.00198.x. Epub 2011 Jan 27.

(14) Recommandations pro­vi­soi­res de pré­ven­tion et de contrôle des infec­tions pour les patients pré­sen­tant une mala­die sus­pec­tée ou confir­mée de coro­na­vi­rus 2019 (COVID-19) dans les établissements de santé. https://www.cdc.gov/coro­na­vi­rus/2019-ncov/infec­tion­control/control-recom­men­da­tions.html

(15) Prévention et contrôle des infec­tions à COVID-19 en milieu de soins https://www.ecdc.europa.eu/en/publi­ca­tions-data/infec­tion-pre­ven­tion-and-control­co­vid-19-heal­th­care-set­tings

(16) Fei Zhou & al., (2020), Clinical course and risk fac­tors for mor­ta­lity of adult in patients with COVID-19 in Wuhan, China : a retros­pec­tive cohort study ; The Lancet ; March 9, 2020. IMPACT FACTOR Q1, 59.102 (2018)

(17) Shigui Ruan, Likelihood of sur­vi­val of coro­na­vi­rus disease 2019, the lancet, March 30, 2020, https://www.the­lan­cet.com/pdfs/jour­nals/laninf/PIIS1473-3099(20)30257-7.pdf

(18) https://www.legi­france.gouv.fr/affi­ch­Co­deAr­ti­cle.do;jses­sio­nid=B5B87234DAAAC328B3 04D47E1EF07073.tplg­fr27s_2 ?idAr­ti­cle=LEGIARTI000006903155&cid­Texte=LEGITEXT000 006072050&date­Texte=20200401


< Que révèle le Covid 19 de nous même? Quelles opportunités de changement ?
Covid-19 : les infirmières épuisées de gérer le manque de matériel ! >
Recommandations sur le port du masque dans le cadre de la pandémie du CoViD-19 à destination des soignants

Rechercher une actualité

Partager cette page