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Plaidoyer pour la pédopsychiatrie périnatale

Dans un communiqué, l'Association des établissements du service public de santé mentale (ADESM), s'engage résolument pour « La cause des bébés »

L’AdESM, qui fédère les établissements du Service public de santé mentale, a porté depuis quelques années son intérêt et son action prioritaires sur la transformation de l’offre de soins en psychiatrie au sein de la santé mentale, afin de mieux et plus vite l’adapter aux caractéristiques et contraintes du nouvel environnement sociétal, populationnel, territorial et clinique. A ce titre,
- L’édiction de priorités de politiques publiques, pour leurs effets sur la santé des populations,
- La promotion de la prévention des risques et des troubles, afin de rompre avec une culture d’abord curative, impliquant ainsi des interventions trop tardives, nuisibles à la précocité du repérage et du diagnostic, et péjorant les pronostics, y compris fonctionnels et d’autonomie,
- La validation et la mise en oeuvre concrète des données probantes et des référentiels et règles de bonnes pratiques en psychiatrie,
ont été placées au coeur de son programme triennal 2018 – 2020.

Dans ce cadre logique, deux dimensions principales sont soulignées :
- Depuis le niveau national jusqu’aux établissements de soins, l’affirmation quasi systématique de la priorité à donner aux enfants et aux adolescents, mais non ou rarement suivie d’effets concrets. Ce constat général doit désormais être corrigé et notamment les actions engagées depuis peu au plan national confirmées et amplifiées, pour former une politique globale et cohérente.
- Devant la grave crise aux causalités multiples qui affecte la psychiatrie des enfants et des adolescents, au point de faire craindre à terme la disparition ou la dissolution de la spécialité, la nécessité d’une reconstruction ordonnée et logique, selon 4 axes prioritaires pour l’AdESM ; dont la périnatalité, résolument étendue à l’anténatal et à la parentalité, serait alors le premier maillon et la priorité initiale.

On notera également l’enjeu de positionner ces questions dans les projets territoriaux de santé mentale, vecteurs de progrès évidents, mais sans que l’intérêt pour la périnatalité se dégage facilement de l’analyse des premiers travaux.

Et on soulignera que partie de la question du développement des soins périnataux s’inscrit aussi dans la nécessité de mieux reconnaître, diagnostiquer et prendre en charge le psycho – traumatisme, parmi les lacunes et zones grises de la psychiatrie française.

C’est bien pourquoi, à l’issue de l’intervention du Dr A Grégoire au Comité de pilotage de la psychiatrie appuyé par le Dr M Dugnat, ce dernier a été invité à intervenir au congrès international 2018 de l’AdESM à Marseille, centré sur l’adaptation et la modernisation de l’offre de soins.
C’est donc aussi le motif de l’investissement des plus de 200 établissements de santé de l’AdESM auprès de tous les autres promoteurs de la « Cause des bébés » et de leur soutien à la revendication de sa complète prise en compte dans la future stratégie nationale dites des « Mille jours ».


Pascal Mariotti, Président de l’AdESM


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