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Le Prix Galien décerné au CSAPA du CHU de Grenoble

Le volet accompagnement du patient du Prix Gallien 2019 a été décerné au Centre de soins d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) du CHU Greoble-Alpes pour son programme ETAPE, un programme éducatif pour réduire la souffrance des proches et en faire des partenaires informés et compétents des soins addictologiques.

Le programme ÉTAPE, mis en place par le Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) du CHU Grenoble-Alpes est destiné aux proches de personnes «addictes» afin de renforcer le lien entre les entourages et l’usager et créer un environnement favorable au changement de comportement de ce dernier. Ce projet, structuré selon les référentiels de l’éducation thérapeutique du patient (ETP), est né de l’initiative du Pr Maurice Dematteis, chef du service universitaire de pharmaco-addictologie – CSAPA du CHU Grenoble Alpes et a été développé par le Dr Lucie Pennel, médecin adjoint, Jennifer Regnier, éducatrice-formatrice à l’ETP et à l’Entretien motivationnel (EM), et Pablo Lama, psychologue.

Réduire la souffrance de l’entourage et renforcer les liens avec les professionnels de santé

Le programme Etape répond à trois principaux objectifs: 

 – Réduire la souffrance de l’entourage familial et amical, et leur sentiment d’impuissance, en leur permettant d’acquérir des compétences pour aider l’usager à changer de comportement et à se faire soigner.

Leur permettre d’acquérir des stratégies pour restaurer une communication apaisée. L’acquisition de ces compétences vise à améliorer leur propre état de santé et leur qualité de vie, et améliorer indirectement la qualité de vie et l’état de santé des usagers à travers le soutien qu’ils pourront percevoir dans leur milieu de vie.

– Renforcer les liens entre l’entourage et les professionnels de santé (réseau d’addictologie, médecine générale, spécialistes, etc.) et favoriser une posture professionnelle commune, en permettant la transmission de ce programme d’accompagnement.

L’importance de la psychoéducation des familles 

Une évaluation de l’impact sur l’entourage a été réalisée en fin de programme et à 6 et 12 mois après la fin de celui-ci. Résultats : à l’issue du programme, les entourages présentaient une amélioration significative des scores de dépression (47 % d’amélioration), du sentiment de compétence à soutenir l’usager (41 %), de souffrance (36,5 %), d’anxiété (35,5 %) et de qualité de vie (32 %). L’amélioration s’est maintenue à 6 et 12 mois pour la majorité des indicateurs. Or, selon de récentes études*, la psychoéducation des familles serait le traitement le plus efficace après le traitement pharmacologique: elle permettrait une réduction du nombre de rechutes par 4 dans l’année, ainsi qu’une réduction de 50 % des jours d’hospitalisation et des 2/3 des coûts liés à ces hospitalisations.

*Evaluation du programme Profamille (Hodé et al. 2014 ; Rexhaj et al. 2014) 


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