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Le Cefiec veut professionnaliser le tutorat

« Mieux structurer la formation pendant les stages » est l’un des éléments rapportés dans le relevé de conclusions du Ségur de la santé portant sur les mesures en faveur des étudiantsen santé. En outre, il est précisé qu’il s’agit de « reconnaitre et valoriser les fonctions de tutorat pour les professionnels encadrant des stagiaires avec une formation systématisée, en y consacrant du temps dédié et une rémunération ». Cette question cruciale visant la qualité de la formation des étudiants et en conséquence la qualité des soins, est fondamentale et urgente, selon le Comité d'Entente des Formations Infirmières et Cadres (Cefiec), qui détaille ses propositions dans un communiqué (ci-dessous).

En 2015 déjà, le CEFIEC proposait d’allouer des moyens et du temps à la formation des tuteurs de stage. La formation est construite en alternance entre des temps d’enseignement théorique et des temps de formation clinique. Ce dernier représente 50 % du temps d’apprentissage et un accompagnement professionnalisé des étudiants est une nécessité. Les stages constituent pour les étudiants un élément essentiel dans l’acquisition de compétences et l’encadrement par des pairs permet l’acquisition de leur future posture de professionnel de santé. Aussi, il est absolument nécessaire que les tuteurs de stage bénéficient d’une formation allant au-delà des quatre jours aujourd’hui proposé. Pour assurer de manière efficiente la formation par les pairs, il est important de garantir au tuteur un temps exclusivement consacré pour l’accompagnement et l’apprentissage des étudiants. Ce temps de formation assuré par le tuteur doit être considéré comme «temps» de travail effectif et donc rémunéré. Les instituts et établissements de santé, conscients de l’importance de cet accompagnement, ont pris l’initiative de former les tuteurs qui réalisent leur mission avec sérieux et professionnalisme. Mais rappelons que cette mission de tutorat réclame de dégager du temps et en conséquence des moyens nécessaires à l’encadrement de l’étudiant. Aujourd’hui encore, ce temps n’est pas pris en compte et force est de constater, malgré les formations mises en place, que de nombreux professionnels encadrant les étudiants n’en bénéficient pas. Dans une volonté d’équité pour tous les étudiants et tuteurs, une harmonisation nationale est nécessaire.

Professionnaliser la fonction, un investissement pour l’avenir

Le tutorat permet de faire découvrir l’approche compétence au-delà de l’acte de soins, mais aussi l’apprentissage relié au raisonnement clinique. Cette approche permet en outre au soignant en devenir, d’appréhender son métier et de créer son identification professionnelle. Dans le cadre d’activités de promotion et d’éducation à la santé visant le maintien de la santé, la prévention de la maladie, les soignants interagissent non seulement avec l’usager mais aussi avec les familles et la population considérés comme de véritables partenaires de soins. Cette fonction de leadership clinique consistant à soutenir, à coordonner et à exercer une influence significative sur le patient, sa famille ou membre de l’équipe soignante. Le développement du leadership clinique est ainsi incontournable pour les soignants de demain afin qu’ils puissent appréhender les enjeux du système de santé dans un souci de qualité et de sécurité des soins prodigués aux usagers, mais égalementpour la profession elle-même. La formation des tuteurs doit indéniablement intégrer cette dimension.

Le Cefiec renouvelle sa volonté de professionnaliser la fonction detuteur de stage, Communiqué du 15 septembre.


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