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Lancement de la plateforme de signalement des violences à caractère sexuel et sexiste

Dorénavant, quelques clics suffisent pour signaler des violences sexistes ou sexuelles. Après la publication du décret autorisant le traitement automatisé de ces données (1), les ministres Christophe Castaner et Nicole Belloubet, et les secrétaires d'État Marlène Schiappa et Laurent Nunez ont dévoilé au commissariat de Guyancourt la plateforme ministérielle dédiée à ce type de violences.

Hébergé sur le site service-public.fr, le portail www.signalement-violences-sexuelles-sexistes.gouv.fr permet de dialoguer virtuellement avec un des trente-six policiers et gendarmes formés aux violences sexuelles et conjugales. L’objectif : être accompagné dans ses démarches. Si besoin, un rendez-vous dans un commissariat est planifié pour déposer une plainte. Dans l’hypothèse où la victime n’y serait pas prête, elle sera orientée vers une prise en charge sociale et/ou psychologique.

La plateforme s’adresse également aux témoins de telles violences. « Quand vous avez connaissance d'une violence sexiste ou sexuelle, votre devoir de citoyen, c'est d'appeler la police ou la gendarmerie, ou désormais de vous connecter à cette plateforme », a insisté la secrétaire d'État chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations.

En cas d’urgence, un bouton de couleur permet aux victimes de se déconnecter à tout moment du tchat et d’effacer l’intégralité de la conversation.

Un accompagnement gratuit et anonyme

Ouverte aux femmes comme aux hommes, la plateforme est gratuite et disponible jour et nuit, tous les jours de la semaine, via un ordinateur, une tablette ou un smartphone. De plus, le tchat avec un policier ou un gendarme est confidentiel : la victime ou le témoin d’une violence sexiste ou sexuelle n’est pas tenu de décliner son identité. Pour la ministre de la Justice, le portail permet ainsi de « faire le premier pas sans être obligé de se confronter à un regard, à une démarche physique ».

1– Décret n° 2018-1020 du 22 novembre 2018 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « plate-forme de signalement des violences à caractère sexuel et sexiste », voir sur Legifrance.

 


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