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La schizophrénie reste mal connue, y compris des soignants

Un « Baromètre de la schizophrénie », réalisé par l'institut OpinionWay pour le laboratoire Janssen, les associations d'usagers Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapé psychique (Unafam) et PromesseS, et la FondationDeniker, pointe que cette pathologie reste mal connue du grand public mais aussi des soignants.

La schizophrénie reste méconnue du grand public mais aussi des professionnels de santé, selon cette enquête du laboratoire Janssen, de la Fondation Pierre Deniker et des associations d’usagers Promesses et Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques(Unafam). Ce baromètre de la schizophrénie a interrogé entre le 4 décembre 2017 et le 19 janvier 2018 plus de 4 400 personnes : 113 patients, 2 800 aidants, 100 médecins généralistes, 100 pharmaciens, 100 infirmiers (n’exerçant pas forcément en psychiatrie), 100 psychiatres, 51 conseillers départementaux et 1 102 Français issus du grand public.
L’enquête pointe que de nombreux soignants méconnaissent la maladie, en particulier ses symptômes. Si la désorganisation de la pensée, les idées délirantes ou les hallucinations sont correctement citées par 98 % des infirmiers et 99 % des psychiatres, on relève aussi que les troubles obsessionnels compulsifs sont faussement indiqués (par 25 % des psychiatres et 25 % des infirmiers), ainsi que les troubles du comportement alimentaires (24 % des infirmiers, 21 % des psychiatres), et la bipolarité (18 % des psychiatres). Les troubles de la mémoire et la perte d’énergie, bien que très handicapants pour lespatients, sont, eux, insuffisamment connus de ces professionnels.

 

À l’évocation du mot « schizophrénie », les usagers pointent « l’isolement », « la souffrance »alors que les psychiatres parlent avant tout « psychose », « délire » et « maladie chronique», tandis que les infirmiers évoquent « la maladie psychiatrique » et « la psychose ». Pour les patients, les défis auxquels ils doivent faire face sont surtout d’ordre relationnels (se faire des amis, garder contact avec les proches…) ou organisationnels (gestion duquotidien, motivation, travailler, prendre soin de soi…).
Même si plusieurs biais doivent faire relativiser ces résultats, et notamment les petits nombres de soignants questionnés, ils soulèvent néanmoins des points essentiels : la perception de la maladie reste associée à la dangerosité enversles autres ; l’intégration des aidants dans la prise en charge doit être améliorée (les aidants sont très présents pour les décisions importantes, les tâches administratives, l’aide financière et l’aide au traitement) ; l’information et la formation des professionnels restent insuffisantes pour faciliter l’accès au diagnostic puis aux soins.

  • Baromètre de la schizophrénie, Opinion Way, 2018, télécharger la synthèse en pdf


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