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Handicap et perte d'autonomie : comment font nos voisins européens ?

Plus de 400 personnes ont assisté à la journée « Et nos voisins européens, comment font-ils ? », organisée par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). 13 équipes projet ont partagé leurs constats et analyses sur les pratiques étrangères. Les posters de leurs missions sont consultables sur le site de la CNSA.

Anne Burstin, directrice de la CNSA, a souligné le double objectif de cette journée : porter à connaissance des exemples de pratiques étrangères pour inspirer les professionnels, acteurs de l’accompagnement, décideurs… ; faire une analyse critique des apports et des limites des voyages d’études et s’interroger sur la pertinence d’une telle démarche.

Les 13 missions d’étude portaient sur 4 thèmes, au cœur de l’actualité des secteurs médico-social, sanitaire et social :

  • l’accompagnement des personnes polyhandicapées,
  • la construction de réponses inclusives pour les personnes âgées en perte d’autonomie,
  • le maintien des personnes en situation de handicap psychique dans leur logement,
  • l’organisation mise en place dans les territoires pour assurer le maintien à domicile des personnes ayant besoin d’un accompagnement.

Pistes et recommandations

Le voyage sert à comparer, c’est-à-dire à identifier ce qui est semblable et ce qui diffère. L’exercice des recommandations pour la France demandé aux équipes était un peu acrobatique, car la transposition dans un contexte culturel, professionnel, règlementaire différent n’est jamais immédiate. Cependant, plusieurs recommandations, communes aux 4 thématiques, ont émergé :

  • Impliquer largement les acteurs autour d’un projet, développer les partenariats et promouvoir les approches multidimensionnelles. Par exemple,
    • impliquer les communes, les bailleurs, les usagers, les aidants dans les commissions d'attribution de logement aux personnes en situation de handicap psychique,
    • prendre en compte globalement la diversité d’enjeux du vieillissement (soins, habitat, mobilité, accès aux services et aux commerces, etc.).
  • Développer une culture de l'accompagnement centrée sur les personnes, leurs expériences et leurs capacités, impliquer les usagers et leurs proches dans l’organisation, dans la formation voire le recrutement des professionnels.
  • Proposer des réponses diversifiées. Par exemple,
    • favoriser le bénévolat de proximité pour enrichir les possibilités d’accompagnement et de lien social pour les personnes en situation de handicap ou âgées,
    • concevoir des formules transitionnelles pour les personnes en situation de polyhandicap âgées de 18 à 30 ans,
    • à l’échelle du quartier, proposer des logements adaptés, des services à domicile, un établissement pour personnes âgées en perte d’autonomie, un environnement urbain accessible.

Les équipes ont également insisté sur l’intérêt que suscitent les approches françaises pour leurs interlocuteurs européens. Au point que nombre de relations tissées à l’occasion de ces voyages sont appelées à se poursuivre.


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