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Bilan partagé de médication : une expérimentation démarre en Ehpad

Afin de faciliter l'accès des résidents d'Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) au bilan partagé de médication (1) par les pharmaciens d'officine, le principe d'une expérimentation sur deux ans est approuvé grâce à un avenant à la convention nationale des pharmaciens.

Rappelons que la HAS définie le bilan partagé de médication comme « une analyse critique structurée des médicaments du patient dans l’objectif d’établir un consensus avec le patient concernant son traitement, en ayant soin d’optimiser l’impact clinique des médicaments, de réduire le nombre de problèmes liés à la thérapeutique et de diminuer les surcoûts inutiles. Cette démarche impose de mettre en perspective le traitement du patient (issu du bilan médicamenteux) en regard de ses comorbidités, d’éventuels syndromes gériatriques, de ses souhaits, et d’outils d’évaluation pharmacologique comme ceux de détection de médicaments potentiellement inappropriés »

Les objectifs du bilan partagé de médication (BPM) également appelé bilan de médication sont :

- De réduire le risque d’effets indésirables liés aux médicaments (EIM)

- D’apporter des réponses aux interrogations du patient concernant ses traitements

- D’améliorer l’observance thérapeutique

Lancé en 2017, le bilan partagé de médication auprès des personnes âgées polymédiquées est peu effectif en Ehpad. Pour développer ce moyen de lutte contre la iatrogénie, une expérimentation est mise en place pour une durée de deux ans, suivant un avenant à la convention entre l'Assurance maladie et l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (Uspo).

Le préambule de l'avenant rappelle que les résidents d'Ehpad consomment, en moyenne, huit médicaments différents par jour, dont des benzodiazépines « très pourvoyeurs d'effets indésirables ».

Les critères d'éligibilité à l'expérimentation pour les résidents d'Ehpad sont les mêmes que pour la population générale : patients âgés de 65 ans ou plus, pour lesquels au moins cinq molécules ou principes actifs remboursés sont prescrits pour une durée consécutive de traitement supérieure ou égale à 6 mois. Le pharmacien d'officine devra réaliser ce bilan partagé « avec l'aide de l'équipe de soins intervenant auprès du patient, les aidants et le médecin coordonnateur ». Cette coopération concerne l'entretien de recueil d'informations, l'entretien-conseil et le suivi de l'observance. Seule exception, l'analyse des traitements, à l'issue du recueil d'informations, qui reste menée uniquement par le pharmacien d'officine.

  • Avenant n°19 à la convention nationale du 4 avril 2012 organisant les rapports entre les pharmaciens titulaires d'officine et l'Assurance maladie, à télécharger en pdf

(1) Arrêté du 9 mars 2018 portant approbation de l’avenant 12 à la Convention nationale du 4 mai 2012, organisant les rapports entres les pharmaciens titulaires d’officine et l’assurance maladie

 


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