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Anorexie : un avatar pour prendre conscience de ses formes

Au CHU de Brest, une recherche explore les perspectives de la réalité virtuelle pour travailler progressivement avec de jeunes patientes sur l’image de leur corps.

Les patients souffrant d’anorexie mentale ont tendance à surestimer leur poids et leurs formes. La persistance de ces troubles de l’image du corps (distorsion et insatisfaction corporelle) constitue un facteurde risque de rechute de cette pathologie sévère. Dans ce contexte, le suivi psychothérapeutique inclut souvent un travail sur l’image corporelle, via la photographie, la vidéo… Récemment, les nouvelles technologies ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives.
Conduite au CHRU de Brest (service du Pr M. Walter), en collaboration avecle Centre européen de réalité virtuelle, l’étude Revam (Réalité virtuelle etanorexie mentale) évalue l’acceptabilité d’une nouvelle application de réalité virtuelle permettant de travailler sur ces troubles de l’image corporelle à partir d’un avatar (représentation virtuelle d’une personne).

Soutenue para Fondation de l’Avenir, cette recherche combine plusieurs outils innovants pour favoriser l’immersion des sujets. Durant une séance, la patiente est plongée dans un environnement familier neutre (un bureau), où son avatar, qu’elle a choisi en fonction de la perception qu’elle a de son corps, est projeté de dos. Une synchronisation visio-tactile renforce l’identification à l’avatar : les mouvements du sujet sont reproduits par son double virtuel, par ailleurs apparaissent sur l’avatar les points de contact effectués par le soignant sur la patiente à l’aide d’une baguette. La représentation de dos apparaît moins discriminante que celle de face, mais elle présente aussi l’intérêt de pouvoir travailler sur des zones anatomiques significatives pour cette population (hanches, fesses, cuisses). La silhouette virtuelle est modifiée progressivement, sur les indications de la patiente.
Les résultats sont attendus pour 2019. À terme, l’objectif est de permettre une meilleure réappropriation des limites du corps lorsque la patiente a atteint un indice de masse corporelle très bas et de l’habituer à l’image de son corps enphase de prise de poids au cours de sa prise en charge.

Photo : à gauche, la patiente, vue de dos, à droite, son avatar où apparait le point de contact. © D. Clus, CHU Brest.


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