Les protocoles au service de la rencontre ?

N° 262 - Novembre 2021
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Parfois décriées, les procédures qui ont envahi les prises en charge en psychiatrie ont bel et bien des avantages. Elles sont un des éléments du processus de soin et surtout, peuvent servir de prétexte à la rencontre, qui reste la quintessence du soin.

Ces dernières années, le « principe de précaution » s’est imposé dans différents champs, remplaçant progressivement, dans le langage et dans les actes, la séculaire « vertu de prudence ». Ce glissement reflète sans doute l’inquiétude de notre époque prétendument crépusculaire… Avant de rechercher les effets de cette évolution sociale en psychiatrie, attardons-nous sur ces deux expressions. Dans la première, le terme « principe » se définit comme « chacun des fondements de la connaissance, chacune des lois qui dirigent l’exercice de la pensée rationnelle » (1). Dans la seconde, une vertu traduit une « disposition ferme, constante de l’âme, qui porte à faire le bien et à fuir le mal » (2). Il s’agit finalement de convertir un état d’esprit en une prescription contraignante, au risque de scléroser la réflexion : la loi oblige, sous peine de sanction, alors qu’une inclination autorise.

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