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La revue

LiFang

Née à Jiangsu en Chine, LiFang arrive en France au début des années 2000, après des années de luttes pour y parvenir. Passionnée, elle est animée d’un rêve d’enfance : devenir artiste, ce qui n’est alors pas possible dans une Chine où le carcan de l’art officiel empêche la libre expression. Depuis, LiFang déploie son talent de peintre et expose régulièrement, en France et à l’étranger. Le musée Cernuschi à Paris possède plusieurs de ses œuvres.

Ses tableaux évoquent le sentiment de la solitude dans le groupe, l’urgence du contact. C’est une peinture du mouvement, urbaine et dynamique, qui capte le quotidien, effleure le mystère de l’intimité au coeur de la foule. Comme derrière une vitre, le spectateur saisit ces moments d’activités et de déplacements dans la ville, ces croisements furtifs entre des individus qui ne se connaissent pas mais partagent l’espace. Ces toiles sont un reflet de nos sociétés contemporaines, actives et pressées, où les êtres paraissent pris entre la poursuite d’un désir intense de réalisation de soi et l’auto-effacement derrière l’anonymat. Pleine de vitalité, sa peinture puissante est aussi troublante et mélancolique. Belle et ambiguë, familière et intrigante…

LiFang peint à grandes touches larges des individus anonymes. Des masses de couleurs vives, lumineuses, sont juxtaposées, présentant le sujet en fragmentation. Certains personnages sont rehaussés de coulures, qui expriment l’énergie qui se dégage des corps, les liens invisibles, électriques, entre eux.
Comment LiFang voit-elle l’évolution de son oeuvre ? « Je la vois aller vers plus de liberté et d’innovation, tout en continuant dans la lignée de la figuration, à la frontière avec l’abstraction. » (Interview pour le musée Cernuschi, 2014)


< Didier Carluccio, n°217
Evelyne Huet >
LiFang

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