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Les bénéfices des antipsychotiques à action prolongée

L'Encéphale publie une étude sur la "Comparaison des bénéfices médico-économiques des antipsychotiques dans la prise en charge de la schizophrénie en France"

Introduction/ La schizophrénie est une psychose grave, chronique et complexe, caractérisée par une alternance de phases de rémission et d’épisodes de rechute, nécessitant un traitement au long cours. Les rechutes sont souvent liées à un manque d’observance dans la prise du traitement antipsychotique, conduisant dans une majorité des cas à une hospitalisation et modifiant substantiellement la prise en charge de la maladie. Les formes injectables des antipsychotiques à action prolongée sont recommandées en première intention dans les stratégies de prévention de la rechute, cependant leurs coûts d’acquisition et d’administration étant généralement supérieurs aux neuroleptiques à action prolongée ou aux formes orales, leur utilisation en pratique clinique reste faible.

Objectifs/ Le but de cette étude médico-économique est d’évaluer et de comparer les coûts globaux et l’intérêt médical en termes de qualité de vie du patient et du nombre de rechutes évitées, associés aux différentes stratégies thérapeutiques les plus communément utilisées en France dans le traitement de la schizophrénie

Méthodes/ Un modèle médico-économique a été développé afin de simuler la progression d’une cohorte de patients atteints de schizophrénie traités avec différents antipsychotiques sur une période de cinq ans, en se fondant sur les recommandations méthodologiques de la Haute Autorité de santé et les directives françaises pour le parcours de soins en schizophrénie. Afin de prendre en compte l’observance, les taux de rechute ont été calculés à partir de taux d’hospitalisation issus de données françaises en vie réelle. L’ensemble des données utilisées ont été dérivées de la littérature publiée et/ou d’un panel d’experts cliniques et économiques.

Résultats/ Sur un horizon de cinq ans, le coût de la prise en charge par antipsychotique atypique d’action prolongée n’est pas plus élevé que par neuroleptiques (soit environ 55 000 €, mise à part pour le palmitate de palipéridone dont le coût total associé sur cinq ans est estimé à 50 880 €), mais ils réduisent par un cinquième le nombre de rechutes évitées. Comparés aux formes orales, les antipsychotiques atypiques d’action prolongée coûtent en moyenne 1000 € supplémentaires par an (à part pour le palmitate de palipéridone qui est associée à un surcoût de 100 € par an par rapport aux formes orales), mais réduisent par un sixième le nombre de rechutes, tout en améliorant la qualité de vie du patient (environ 0,2 année de vie pondérée par la qualité supplémentaire après cinq ans).

Comparaison des bénéfices médico-économiques des antipsychotiques dans la prise en charge de la schizophrénie en France, S. Druais ;  A.Doutraux ; A. Godet ; C. Lançon ; P. Levy ; L. Samalin, Encéphale vol.43, Fascicule 4 - Août 2017


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