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CHU de Montpellier : le groupe enfance en danger

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant du 20 novembre 2017, le CHU de Montpellier met en lumière son unité spécifique de prise en charge des enfants en danger, le Groupe Enfance en Danger (dit « GED »).

Le service des urgences pédiatriques du CHU de Montpellier, porte d’entrée principale pour les enfants en danger, est impliqué depuis plusieurs années dans le repérage de ces enfants. L’arrivée en 2013 d’un pédiatre spécialisé pour la prise en charge des enfants suspectés de maltraitance a permis de mobiliser les professionnels autour de cette problématique et de créer le Groupe Enfance en Danger. Conscient du véritable enjeu de santé publique qu’est la maltraitance à enfant, la direction du CHU de Montpellier a labellisé cette année le Groupe Enfance en Danger comme groupe ressource pour les professionnels qui se retrouvent face à une situation de suspicion de maltraitance sur un enfant, et plus largement, face à un enfant en danger ou en risque de danger.

Le Groupe Enfance En Danger (GED)
Le Groupe Enfance en Danger est une équipe pluridisciplinaire composée de pédiatres, médecins légistes, assistants de service social de l’équipe des urgences, puéricultrices de l’équipe des urgences pédiatriques, puéricultrice de l’équipe de pédopsychiatrie de liaison (MPEA Saint Eloi), puéricultrice du Conseil Départemental, cadre de santé des urgences pédiatriques et 2 secrétaires.
Les professionnels du Groupe Enfance en Danger font principalement partie de l’équipe des urgences pédiatriques car les urgences sont une « porte d’entrée » pour ces situations et ce sont donc les professionnels du service les plus expérimentés. Le pédiatre référent du GED est le Docteur Armelle Haquet. Cette unité se trouve à l’Hôpital Lapeyronie au sein du Département urgences et post urgences pédiatriques.
Les situations prises en charge par le GED sont très variées : suspicion de violences physiques (enfant avec fractures ou ecchymoses inexpliquées, suspicion de syndrome du bébé secoué), violences sexuelles (attouchements, viols, harcèlement), négligences (dénutrition, refus de soins, exposition à des drogues types cocaïne ou cannabis chez des nourrissons), violences psychologiques (ex : enfant témoin de violences conjugales), adolescent qui se mettent en danger (fugues, usages de drogues, prostitution), etc.
En 2016, 280 situations ont été traitées par le GED. En 2017, plus de 300 situations auront été vues. La variété des situations, leur complexité et les enjeux des décisions à prendre pour l’enfant imposent un travail pluridisciplinaire, en présence notamment d’experts médicaux. Comme cela est fait pour les personnes ayant un cancer, le GED organise des Réunions de Concertations Pluridisciplinaires afin de préciser les diagnostics et prendre les meilleures décisions pour le devenir de l’enfant. En effet, ne pas diagnostiquer une maltraitance à enfant et donc ne pas mettre en place une mesure de protection (placement) pour cet enfant pourrait le mettre en péril. A l’inverse, retenir par excès un diagnostic de sévices à enfant, peut entrainer une séparation de l’enfant et de sa famille, lourde de conséquence sur le plan psychologique.


Les principaux objectifs du Groupe Enfance en Danger
Le GED a donc pour vocation première de mettre à disposition ses compétences pour tous les services du CHU pour améliorer le dépistage des situations à risque et améliorer les prises en charge.
Au sein de l’institution, le GED a plusieurs missions : donner des avis médicaux spécialisés, coordonner la prise en charge multidisciplinaire dans les services d’hospitalisation, faire le lien avec les partenaires institutionnels extérieurs (Conseil Départemental, Parquet des Mineurs...) et aider à la décision concernant les mesures administratives de prévention et de protection pour l’enfant (signalement, mesure de placement de l’enfant). Du fait de l’appartenance à un CHU, le GED a aussi pour mission de former en théorie et sur le terrain les différents professionnels du CHU et les étudiants.
Le Dr Haquet, pédiatre référent pour la maltraitance, peut aussi être contactée par les médecins libéraux pour avis et/ ou consultation spécialisée.
Les spécificités pédiatriques liées à la maltraitance et le plateau technique du CHU donnent au GED une position de référent sur le Languedoc Roussillon pour les situations de bébé secoué et les maltraitances les plus graves.


Le fonctionnement du GED
Le Groupe Enfance en Danger peut être sollicité pour toutes situations de suspicion de maltraitance à enfant. L’interlocuteur privilégié du GED est le pédiatre référent. Selon les situations, l’enfant peut être vu aux urgences pédiatriques, en service d’hospitalisation pédiatrique ou en consultation programmée.
Toute situation d’enfant vu par l’équipe du Groupe Enfance en Danger est discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire.
Les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) du GED sont hebdomadaires. Une fois par mois, une RCP plus importante, dite « lundi du GED » réunit les membres du GED, les médecins spécialistes impliquées dans les diagnostics de maltraitance (pédopsychiatre, radiopédiatre, neurochirurgien, orthopédiste…) et des représentants des institutions intervenant dans le champ de la protection de l’enfance : vice-procureur au Parquet des Mineurs, Direction de la Protection Maternelle et Infantile, médecin scolaire, responsable de la Cellule de Recueil des Informations préoccupantes du Conseil Départemental.

A l’occasion de la Journée internationale des Droits de l’Enfant, le Comité d’éthique du CHU de Montpellier, porté par la Direction « Services aux patients, Santé publique et Affaires Juridiques » organise une soirée le lundi 20 novembre de 18h à 20h. Le thème abordé sera : « Maltraitance à enfant : Tabous… Déni… : Comment aider les professionnels dans le respect de l’éthique ? ».
La soirée sera animée par le Pr Jonquet (président du comité d’éthique), le Dr Haquet (pédiatre du GED), le Dr Roujeau (neurochirurgien pédiatrique), le Dr Pupier (pédopsychiatre), le Pr Baccino (médecin légiste) et Madame Sanchez (cadre socioéducatif). Cette soirée éthique aura lieu dans l’amphithéâtre de Lapeyronie et est ouverte à tous.

Communiqué de presse du 16 novembre 2017, CHU de Montpellier


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